A Bord du Cinétique...

Coups de coeur ou coups de gueule sur les films actuellement à l'affiche, venez partager ou critiquer à votre tour !

29.06.08

FIN !

Après plusieurs semaines de reflexion, je vous annonce que le parcours d'A Bord du Cinétique touche à sa fin. Par manque de temps et à l'aube de la reprise des cours, je n'envisage pas de le supprimer puisqu'il me servira de support lors de mes prochains travaux, mais l'aspect actualité s'arrêtera ici. Merci à ceux qui étaient fidèles au blogs et qui ont eu la gentillesse de me faire connaitre via la place qu'ils m'accordaient dans les favoris de leurs blogs personnels.

A très bientôt !

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Les Insoumis

18938175Sans pour autant révolutionner le genre, le polar insoumis de Claude-Michel Rome est une très bonne surprise qui permet à Richard Berry d'obtenir un rôle sur mesure auquel il donne une crédibilité sans faille. Celui-ci, malgré sa nature apparente de superflic, est muté dans un petit commissariat de province malmené par les magouilles en tous genres. Les policiers du coin sont d'ailleurs tellement résignés qu'ils ont abandonné leur travail depuis bien longtemps, préferant s'occuper d'affaires sans risques. Mais, par volonté de toujours vouloir remettre la vérité à sa place, le commandant Drieu va être placé au coeur d'une affaire qui permettra à ses coéquipiers de réapprendre leur métier.

Le film nous emmène tout de suite dans l'ambiance grâce à une scène d'évasion spectaculairement efficace. Pas une seconde n'est laissée de côté, et l'ambiance polar est réellement présente. Richard Berry tient le film sur ses épaules mais on ne peut pas vraiment en dire autant de ses compères. Pascal Elbé ne parvient pas à être crédible malgré tout le charme qu'il possède. Il en va de même pour Aïssa Maïga, qui bien qu'adorable n'a pas du tout l'allure d'un flic. Zabou Breitman fait un peu trop dans le "forcing" et on a du mal a s'attacher à son personnage en cloque. Aure Atika, dont le personnage ne sert strictement à rien dans l'avancement du film, fait office de décor et c'est tant mieux. Seul Bernard Blancan paraît prendre du plaisir dans ce qu'il fait tout en étant sérieux.

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Les acteurs sont donc au plein centre d'une histoire louche plutôt intéressante à suivre, et dont les rebondissements sont les bienvenus. On prend du plaisir à voir les choses avancer petit à petit et les personnages évolués. Dommage que l'intrigue principale s'essoufle dans un retournement de situation trop rapide où Richard Berry est pris d'un délit de voyance qui plombe l'excellent chemin que l'opus avait fait jusque là. Les dernières minutes sont aussi étonnantes qu'appréciables.
Très bien filmé et garantissant son lot de surprises, on peut dire que Les Insoumis en est une belle. Malgré un manque d'implication général des acteurs, le tout se laisse regarder sans sourciller.

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28.06.08

Skate Or Die

18932640Si vous aimez les bienfaits du cinéma à vous évader de la réalité, n'allez surtout pas voir Skate or die, puisque même un épisode de Julie Lescault sur TF1 reste meilleur. Parce que oui, même si les héros principaux sont super attachants, ils ont définitivement pas de chance. Les pauvres skateurs se font poursuivre pendant toute une nuit parce qu'ils sont malencontreusement aller fumer du shit dans un parking abandonné, là, où, au même moment, des trafics chelous de keufs occuraient. Puis, même s'ils n'ont pas de quoi se payer un Orangina au resto' du coin, ils ont pu, grâce à leur portable super-sofistiqué, filmer toute la scène. Et là, manque de pot, la maman du petit rasta appelle et c'est alors une course effrénée qui commence dans les rues de Paris.

Et oui, les petits skateurs super gentils vont être poursuis par de très très gros méchants en blouson de cuir noir, avec une grosse voiture noir, des voix super rauques dont celle du méchant ne s'essouffle pas pendant tout l'opus. La réalisation manque franchement de punch, et même Cloverfield qui avait le processus de la caméra à l'épaule était moins vomitif que Skate or die. Les gros plans sur course poursuite sont un véritable supplice pour les yeux et le coeur.

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Puis, même si les héros connaissent quand même la difficulté de traverser Paris seulement sur ses toits, on dirait que la course poursuite a été monté en leur faveur. Ils n'ont aucun mal à trouver par où passer dans des lieux qu'ils ne connaissent pas, tout le monde s'allie à eux sans réellement les connaitre... Bref, le bonheur en perspective pour ses jeunes dont les jours semblaient comptés. Les dialogues sont presque inexistants et on va dire que la direction d'acteurs n'est pas des plus satisfaisante, hors-mis, peut-être la petite flic beurette qui pourrait obtenir un rôle au côté de Véronique Genest.
Un mélange de Plus belle la vie et de pub pour un film au budget limité m'invite donc à choisir le Die par rapport au Skate.

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Super Héros Movie

18937195Si vous n'en avez pas eu assez de voir des comédies reprenant le destin de vos héros préférés pour les remanier à la sauce beauf, et bien Super Héros Movie est à ajouter à votre liste. Après Big Movie ou autres Scary Movie, les réalisateurs s'attaquent cette fois-ci aux héros moulés de Marvel. Reprenant goutte par goutte le scénario établi pour Spiderman, le héros principal, non pas piqué par une araignée ici, mais par une libellule transgénique voit alors se créer en lui de supers pouvoirs l'amenant à avoir une double identité. LibelluleMan est né et devra, comme tout bon super-héros, vaincre le super méchant aux desseins démoniaques : le Sablier.

Qu'on se le dise, le genre du film a mal, très mal vieilli avec les années. On se retrouve avec les perpétuels gags lourds qui ne font pas vraiment sourire. Même s'il est vrai que le film est à prendre à la légère, puisqu'après tout, on ne peut même pas imaginer que le réalisateur ait voulu faire quelque chose de sérieux, on ne rechignera pas devant quelques situations plutôt rigolotes : la parodie de Tom Cruise étant vraiment bien réalisée et la scène de la grand-mère fatiguée est hilarante.

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Malheureusement, même si l'opus passe vite et ne connait pas de temps mort, on regrette de pouvoir savoir tout ce qui va se passer tellement le film se plagie lui-même.  Le casting n'est pas exceptionnel : la présence de Pamela Anderson en femme invisible permet de faire venir le public (et encore ..), même si elle ne sert strictement à rien. On passe tout de même un bon moment, bien que la réalisation soit un peu trop facile et pas si héroïque que ça. Et, ne perdons pas le nord, le film ne fait sûrement pas partie des meilleurs du genre. Certains superhéros feraient mieux de prendre leur retraite ...

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La Personne aux deux Personnes

18936232Gilles Gabriel, vous connaissez ? Oh, ne me dites pas que vous êtes passés à côté de ce chanteur populaire des années 80 remis sur le devant de la scène grâce à son tube « Flou de Toi ». Malheureusement pour lui, il décède après avoir malencontreusement renversé un passant sur la chaussée. Ce citadin n'est autre que Daniel Auteuil, incarnant un comptable pas vraiment fut-fut. Le hic, c'est que Gilles Gabriel n'est pas totalement mort. En effet, son esprit se retrouve coincé dans le corps de Daniel Auteuil et la vie va quelque peu se compliquer lorsque les deux compères vont devoir apprendre à vivre ensemble, malgré leurs différences. Surtout que la partie est de taille vu le monde impitoyable qui les entoure.

Et, pour une fois, qu'est-ce qu'il est plaisant de voir un Daniel Auteuil impliqué ET drôle ! Ca faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu comme ça, mais là, comme par magie, en complément de la voix d'Alain Chabat, il se montre tout simplement divin. Le concept de la voix-off menée par Chabat est un très bon point également, même si à la longue, on accroche de moins en moins, surement par lassitude.

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Le duo est propice à de belles situations comiques comme la scène des toilettes ou de la fusillade, par exemples. Dommage que l'ancien animateur du Burger Quiz ne soit présent que quelques minutes dans l'opus, on aurait aimer le voir s'illustrer plus en tant qu'acteur qu'en tant que conscience. Face à eux, le duo va devoir faire face à la frigide et à l'impitoyable Marina Foïs. Toujours parfaite dans tout ce qu'elle entreprend, elle représente à merveille le fonctionnement des grandes firmes actuelles. Néanmoins, les réalisateurs Nicolas & Bruno (scénaristes sur 99 Francs) auraient pu partir dans un délire encore plus poussé puisque les deux acteurs principaux avaient la carrure pour tenir le pari. Dommage.
La Personne aux deux personnes reste, tout de même, un bon divertissement glissant sa part de dénonciation finement et tout en rires. Des acteurs formidables, un humour pas trop lourd font de lui un individu fort unique.

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27.06.08

Speed Racer

18927509Speed Racer était l'un des grands favoris de cette saison des blockbusters. Adapté d'un manga animé, les frères Wachowski signent ici un film complètement déjanté et pourvu d'une gigantesque montagne d'effets spéciaux grandement réussie. Il est vrai que les frangins américains nous avaient habitué à mieux sur Matrix ou V pour Vendetta par exemple, et les adeptes remarqueront donc que leur talent n'est pas au top ici-même. L'histoire n'a rien d'originale en soi. Emile Hirsch est sorti de son Alaska pour jouer le rôle de Speed Racer, fou du volant depuis son jeune âge et en quête de devenir le meilleur coureur après l'exploit qu'avait réalisé son frère quelques années auparavent. Celui-ci, victime d'un faux pas laissa au jeune homme une envie puissante de vouloir réussir, et c'est en apprenant les ficelles du métier, aidé par ses proches (dont le très beau Matthew Fox) qu'il arrivera a comprendre comment triompher. Le fond du film n'est donc pas une priorité cette fois-ci, et baignée entre les couleurs explosives des effets, on regrettera sûrement le manque de profondeur des dialogues, très simplistes.

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Le casting est incroyablement spectaculaire, et on se demanderait presque ce que Emile, Matthew et même Christina Riccie et Susan Sarandon sont venus faire dans cette folie. Les costumes sont tout aussi farfelus que la mise en scène, on se croirait tout droit transposé dans une soirée déguisée. Malheureusement, malgré un tout coloré et plutôt plaisant, on ne manque pas de voir apparaître une histoire qui tire un peu trop en longueur. On se noie dans vite dans le parcours mouvementé du jeune prodige. On se rabat donc sur les courses fulgurantes et impressionnantes de professionnalisme, ainsi que le montage plus que plaisant. Usant pleinement de la nouvelle technologie, les frères Wachowski livre un Speed Racer personnel, loufoque et réussi qui repousse les limites des effets spéciaux. Dommage que le fond ne soit pas plus travaillé, puisqu'on aurait pu obtenir un très bon résultat.

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25.06.08

Valse avec Bachir

18947036Dans la lignée de Persepolis de Marjane Satrapi, Ari Folman nous offre une Valse avec Bachir animée. S'inspirant de faits vécus personnellement, Ari Folman est un metteur en scène israélien qui prend conscience qu'il a effacé sa mémoire directement liée à la guerre au Liban dont il a été acteur et témoin. Une image choquante le heurte et lui donne l'envie d'en savoir un peu plus sur ce passé oublié. Tout est flou en lui, il n'arrive pas à raccorder le passé au présent, c'est pourquoi il décide de se rapprocher de ses compagnons de guerre éparpillés aux quatre coins de la planète. Par force de témoignages, ses souvenirs remontent à la surface, brutalement. Des souvenirs cruels et bouleversants.

Force est de constater que le réalisateur offre un récit autobiographique poignant, nous plongeant directement au coeur de la guerre. Découlant principalement de son histoire militaire, on remarquera que l'impact des images, même animées, est présent tout au long du film. L'animation est d'ailleurs exceptionnelle. Variant dans des teintes ternes, elle fera penser de suite à une BD animée tellement les traits des personnages sont similaires. La ressemblance avec XIII est d'ailleurs plus que frappante.

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On comprendre aussi le fait que le réalisateur ait choisi l'animation pour pouvoir faire passer un message moins choquant, puisque la vision d'images réelles aurait pris une toute autre ampleur. A ce propos, malgré la qualité de l'animation, le film perd en intensité. En effet, la fin montrant des images filmées sur le vif, le spectateur prend tout de suite les choses plus à coeur et devient, au même titre que les victimes, la cible d'une guerre impitoyable. Mais, s'agissant d'une autobiographie, on pardonnera ce choix qui permet sans doute à Ari de pouvoir faire sa propre thérapie de ce qu'il a vécu.
L'histoire est, par contre, assez confuse. On ne voit pas pourquoi certaines parties sont mises ça et là. La quête du héros à retrouver le chemin de la réalité est trop rapide et on regrettera de ne pas s'attarder plus sur sa psychologie plutot que de déballer plusieurs témoignages, forts intéressants, au passage.

Valse avec Bachir reste, néanmoins, un film poignant et original, parfaitement maîtrisé par le réalisateur forcément impliqué dans ce qu'il dit. Une autre manière de montrer la guerre, mais les mêmes conclusions sur ses aspects néfastes.

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17.06.08

Les Ruines

18943163Il est vraiment dommage que certains réalisateurs ne mettent pas un peu plus de coeur à l'ouvrage, et surtout d'ambition, pour pouvoir réaliser leur création. Les Ruines semblait être le film parfait pour garantir sa dose de frissons et d'intrigue, mais il n'en est rien. Premièrement, même si le synopsis nous précisaient bien que les héros principaux: Amy, Stacy, Jeff et Eric étaient en voyage à Cancun, on perd une bonne trentaine de minute à faire l'apologie des bienfaits des américains en vacances, sirotant une bière toutes les trente secondes et faisant la fête toute la nuit. On se sent donc tout de suite, déçu, par une intrigue qui n'avance pas jusqu'à temps où ces derniers font la connaissance d'un touriste allemand, Mathis et de son copain grec, Dimitri. Lorsque le frère de ce dernier disparaît mystérieusement dans le coeur d'une pyramide maya, nos valeureux fêtards décident d'aller explorer la ruine. Pourchassés par une tribu hostile, et contraints de rejoindre le sommet de la pyramide, ils ne tarderont pas à être les victimes d'une inquiétante et ridicule plante carnivore.

Ce que l'on ne pourra pas reprocher à l'opus, c'est son aspect crescendo des aventures des personnages. Pas d'horreur ici, mais une angoisse qui monte petit à petit et des images qui gagnent en puissance grâce à des scènes de plus en plus chocs. A part ça, les points positifs sont difficiles à énumérer.

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Aucun des acteurs ne se démarquent réellement du lot, hors-mis peut-être la discrète Laura Ramsey, et on a même du mal à s'inquiéter pour eux tellement le danger est gros. Ce ne sont pourtant pas les images osseuses qui manquent à l'appel, mais le fait d'avoir misé sur une plante carnivore intelligente (elle reproduit même le son des portables) comme ennemi premier des nos jeunes beaux américains n'aide pas franchement à la crédibilisation de l'opus. Les personnages ne semblent pas avoir plus l'envie que ça de s'en sortir et au lieu d'affronter les indigènes qui les encerclent, ils porteront plus d'attention à s'amuser avec des lianes ou à s'automutiler. Ils préférent, tour à tour, mettre en oeuvre leur savoir comme s'ils étaient maîtres de la situation. Bref, on est plié sur son siège, non pas de peur, mais de rire. Psychologie inexistante du personnage et stéréotype général des bons et des gentils feront retomber une fois de plus le film dans les bas-fonds de la pyramide.

Les Ruines possédait un potentiel pour devenir un bon film si le scénario avait été remanié quelque peu. On n'a pas misé sur le bon méchant, on a trop forcé sur les gentils, et on a pas assez dévéloppé les personnages les limitants a leur statut d'américain égocentrique - faute de budget sans doute.

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06.06.08

Las Vegas 21

18920465Dans l'univers du cinéma, Las Vegas a toujours été l'un des endroits les plus controversés. On ne compte plus les réalisateurs ayant confronté leurs personnages à une ville pleine de débauche, de tentations et ou l'argent coule à flot. Le dernier en date a être sorti n'est autre que Las Vegas 21, film plus particulièrement destiné aux jeunes et dont le maître n'est autre que Kevin Spacey. Celui-ci incarne un professeur de mathématiques qui élabore, avec ses meilleurs élèves, un stratégie de choc basé sur le comptage de cartes pour pouvoir remporter un max de blé au black-jack de Las Vegas. Ebloui par ses capacités en classe, il recrute le jeune Ben Campbell, qui se laisse rapidement prendre au jeu afin de payer ses futures études dans la brillante école de Harvard. Mais le jeune homme, éblouit par l'argent et la plastique de sa jeune camarade Jill, va vite voir qu'il est difficile de passer aux travers de la légalité.

Bien que construit sur des bases simples, Las Vegas 21 peut fièrement se vanter d'allier à merveille l'aspect divertissement à la reflexion sur la morale et la réussite. Il est aussi agréable de pouvoir s'identifier, même s'ils sont brevement stéréotypés, à tous les personnages de l'opus, rendant l'intrigue en même temps intéressante. Puisqu'il faut dire que le rythme est tout de même assez soutenu, variant entre calme et frénésie. Filmer une partie de carte et la rendre captivante etait un beau défi, et il est relevé de mains de maître.

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Les prestations scénaristiques sont, quant à elles, très convaincantes. Vu dans Accross the Universe ou Deux Soeurs pour un roi, Jim Sturgess confime qu'il est la révélation du moment et qu'il n'a rien a envier à d'autres jeunes de sa génération. Kevin Spacey, charmant et charismatique, est à fond dans son rôle de tricheur, Kate Bosworth joue divinement bien de sa plastique, et Laurence Fishburne semble l'homme de la situation pour interpréter ce vigil revanchard.

Bien que les retournements de situations dont fait preuve l'opus sont intéressants et que le montage colle parfaitement à l'esprit du jeu, on ne sera pas trop sévère en disant qu'il fait parfois place à des petites longueurs désagréables. Mais si on passe dessus, Las Vegas 21 reste un bon divertissement très bien maîtrisé qui a plus d'une carte à abattre.

7

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04.06.08

Une affaire de Famille

18937811S'inspirant ouvertement des grands noms tels que les Frères Coen ou Tarantino, le premier bébé de Claus Drexel tente de se frayer une place dans l'univers cinématographique français. Laure (Miou-Miou), Jean (André Dussollier) et Marine (Hande Kodja) Guignebont forment une famille tout ce qu'il y a de plus banale. Le magasin de souvenirs, le football, les chocolats et un peu de roller rythment leur quotidien. Et puis, un soir de match à Grenoble, leur ville, débarque un sac de sport rouge rempli de billets de banque. Lorsque Laure le découvre dans le bureau de Jean, dans la vie des Guignebont, s'insinuent le doute, le mensonge et la dissimulation. Trompeuses apparences, tromperies apparentes, la petite mélodie se joue en surface mais aussi en sous-sol.

Même si le film séduit de par sa mise en scène intéressante, mais pas innovante, mettant en relation des points de vues permettant de faire avancer l'intrigue pas à pas ; même si le casting est inventif et impliqué, il est difficile de rentrer complètement dans cette histoire qui, dès les premières minutes, parait trop gentillette. On se demande d'ailleurs où ressort le côté polar qu'à voulu donner le réalisateur à son opus, puisque même en voulant le faire sous le ton de l'humour, cette atmosphère ne parait pas du tout. L'intrigue est trop facile, et on voit trop rapidement que le trompeur se fera trompé.

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Néanmoins, même si le filon de l'histoire déçoit, on retiendra le duo formé par Miou-Miou (en pleine forme en ce moment) et André Dussollier, toujours étonnant. Les deux acteurs forment un couple agréable, divisé entre amour et apât du gain. Dommage que leur tandem ne soit pas mis en avant d'une autre manière qui aurait permis au film de prendre une toute autre dimension. On retiendra par contre le jeu excellent et envoûtant de la jeune Hande Kodja qui risque de faire parler d'elle d'ici peu si elle continue dans cette voie.

Affaire de famille est résoluement un bon divertissement porté par des acteurs brillants mais se perd dans une mise en scène trop facile et manquant cruellement de personnalité. Encore un film qui n'aurait pu passer que sur le petit écran ...

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